Le Fonds vert pour le climat approuve une subvention de 26,6 millions de dollars US pour "Renforcer la résilience au climat des moyens de subsistance agricoles vulnérables dans le sud du Zimbabwe"

Un projet soutenu par le PNUD bénéficiera à 2,3 millions de personnes dans un pays où la crise climatique a plongé plus de 7,7 millions de personnes dans la faim

11 Mars 2020 – Lors de sa réunion de mars, le Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé une nouvelle subvention de 26,6 millions de dollars US pour un projet visant à renforcer la résilience au climat des petits exploitants agricoles vulnérables du sud du Zimbabwe. Grâce à la revitalisation de 21 systèmes d'irrigation, à l'amélioration de la gestion de l'eau et de l'humidité des sols et de l'efficacité de l'utilisation de l'eau, à la promotion d'une agriculture résistante au climat, à l'amélioration de l'accès aux informations et aux marchés climatiques et à la création de partenariats avec des acteurs des secteurs public et privé, le projet bénéficiera à 2,3 millions de petits exploitants ruraux, principalement des femmes, dans les provinces vulnérables de Manicaland, Masvingo et Matabeleland Sud.

Ce projet de sept ans sera mis en œuvre par le ministère zimbabwéen des terres, de l'agriculture, de l'eau et de la réinstallation rurale avec le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en coordination avec le département de gestion du changement climatique (DGCC). La subvention du FVC est complétée par un cofinancement de 20 millions de dollars US du gouvernement du Zimbabwe et de 1,2 million de dollars US du PNUD.

Le projet est une intervention vitale pour renforcer la résilience des petits exploitants agricoles aux chocs et aux facteurs de stress créés par la crise climatique. Les événements extrêmes ont toujours eu des conséquences néfastes sur le Zimbabwe, principalement sous la forme de sécheresses, de périodes de sécheresse de mi-saison, d'inondations et de tempêtes tropicales (cyclones). Le projet est approuvé à un moment où le Zimbabwe traverse une sécheresse dévastatrice qui a laissé 7,7 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire.

Le changement climatique a un impact sur le développement social et économique du Zimbabwe. La hausse des températures, la grande variabilité des précipitations et l'intensification des phénomènes météorologiques extrêmes entravent la croissance économique et menacent les agriculteurs vulnérables.

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), "la crise de la faim au Zimbabwe - la pire depuis plus d'une décennie - s'inscrit dans le cadre d'une catastrophe climatique sans précédent qui frappe l'Afrique australe. Les températures dans la région augmentent à un rythme plus de deux fois supérieur à la moyenne mondiale et les saisons des pluies de plus en plus irrégulières frappent durement les agriculteurs du pays". La Banque mondiale estime que l'extrême pauvreté est passée de 4,7 millions à 5,7 millions de personnes entre 2018 et 2019, concernant maintenant plus d'un tiers de la population nationale.

"En donnant aux agriculteurs les outils, la formation et les informations dont ils ont besoin pour adapter leurs pratiques agricoles et renforcer leur résilience face à la crise climatique, nous investissons dans : l'avenir économique et social de notre pays ; de meilleurs systèmes d'alerte précoce ; l'élimination de la pauvreté et de la faim, et le maintien de l'augmentation de la température en dessous de 2 degrés Celsius, comme le prévoit l'accord de Paris sur le changement climatique", a déclaré M. Washington Zhakata, Directeur du Département de Gestion du Changement Climatique et point focal du Fonds vert pour le climat du Zimbabwe.

Ce projet se concentre sur l'augmentation et la diversification de la production agricole résistante au climat, ainsi que sur l'accès aux informations et aux services climatiques afin d'aider les petits exploitants agricoles à accroître leur productivité, à accéder aux marchés et à créer des moyens de subsistance résistants au climat qui amélioreront la productivité globale du secteur agricole. Au niveau national, le projet permettra d'accélérer les mesures prises dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre le changement climatique et aidera le pays à atteindre la contribution nationale déterminée à l'accord de Paris sur le changement climatique.

Ce projet permettra d'atteindre certaines des personnes les plus marginalisées du Zimbabwe. Des plateformes d'innovation seront créées pour assurer une capacité accrue sur le terrain et un changement vers des moyens de subsistance agricoles orientés vers le marché et résistants au climat.

"Ce projet est un élément clé de l'effort du PNUD pour renforcer la résilience des communautés vulnérables au Zimbabwe et pour accélérer les objectifs plus larges de la Promesse climatique. Il tient également notre promesse de faciliter l'adaptation au changement climatique des plus vulnérables et démontre les mesures concrètes à prendre pour ne laisser personne à la traîne dans cette #Décennie d'Action", a déclaré le représentant résident du PNUD au Zimbabwe, Georges van Montfort.

Le PNUD continuera à soutenir les efforts de mobilisation des ressources du Fonds vert pour le climat par l'Autorité nationale désignée du FVC - le Département de la gestion du changement climatique au sein du ministère de l'Environnement, du Climat, du Tourisme et de l'Industrie hôtelière - visant à réaliser la vision de la politique climatique nationale d'un Zimbabwe à faible émission de carbone et résistant au climat.

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Notes aux rédacteurs

 

À propos du PNUD

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À propos du FVC
Le Fonds Vert pour le Climat (FVC), le plus grand fonds mondial consacré au financement de la lutte contre le changement climatique, aide les pays en développement à réduire leurs émissions de carbone et à renforcer leur résilience au changement climatique. Créé par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 2010, le FVC est une entité opérationnelle du mécanisme financier de la CCNUCC qui sert également l'accord de Paris. Le FVC dirige le financement de la lutte contre le changement climatique là où il est le plus nécessaire : dans les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les États africains.

Last Updated: 19 Mar 2020